Ce qui berce 2

Tout ce qui tombe n’est pas chute, ainsi mes paupières affaissées relevant le défi de raccorder toutes ces choses découpées le jour, et ce souffle verticale ensommeillant mon corps allongé et ce silence que je respire le corps plaqué au tien, ainsi tes ambitions écroulées sur le matelas érigent la volonté de rallier l’humble camp où ne se trouvent que tous les sois du monde, tout ce qui tombe n’est pas chute, ainsi tes habits à terre effondrés magnifient toutes les femmes que tu rassembles en toi, ainsi à peine le temps de toutes les compter que tu pleux sur moi comme de la bruine fraiche, alors le temps de m’adosser au temps, je tombe sur ton absence juste en ouvrant un œil, je le referme aussitôt pour te voir un peu plus, juste pour mieux voir comment ça marche les tours quand c’est toi qui les tombes, tout ce qui tombe n’est pas chute.

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