Au large, l’ombre lie

OMBRESAu large, l’ombre lie mes vœux mes vagues à mes rêves d’oreilles collées au mur, rien qu’un murmure, entendre descendre par la cheminée un bout de moi par la voix d’un autre comme une offrande à réchauffer mes charnières, collé à la cheminée collée au mur mon tympan tapis s’acharne sur la houle décoiffant ce vide que bientôt peut-être une langue viendra laper, ne pas décoller encore attendre que ça perce quelque part un jet de mots à mon adresse, ramasser bras et jambes vers l’oreille, tout coller vers le concentré, s’en remette au mur qui saura confier tout ce qui parle dans les racines de l’ombre, et un seul mouvement, le respirer, pour que ça tienne le coup le tout collé sur le mur, ça viendra le son, au moment voulu ça giclera vers le tympan les bras les jambes et tout le collé, il y a toujours quelqu’un prêt à parler derrière un mur, ça viendra la confidence le ragot le cri, on a toujours un bout de soi caché dans la glotte d’un autre.

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